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Lettre ouverte à Francois Hauter

juillet 27, 2011 Sur le vif 1 Commentaire
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Petite piqure de rappel pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi cette affaire: François Hauter, rédacteur en chef et grand reporter au Figaro, (ex correspondant en Afrique, en Chine et aux États-Unis, il a également couvert plusieurs conflits, au Liban, au Tchad, au Cambodge et en Afghanistan) a publié vendredi dernier un article sur les femmes françaises, intitulé « Sacrées Françaises ». Un article qui a fait des vagues chez les intéressées, puisqu’elles se sont sont réduites à des parisiennes, citoyennes de seconde zone. Une caricature de connasse indécise et sans personnalité comme le souligne Gaëlle-Marie Zimmermann

Monsieur,

J’ai lu, et relu avec la plus grande attention votre article sur la femme française. Je n’ai pas voulu réagir immédiatement, redoutant que la créature imparfaite que je suis ne tombe dans les travers de la bourgeoise germanopratine  que vous dépeignez avec tant de rage. J’ai donc assommé quatre jours durant, la Parisienne militante ou cocotte boulonnaise candide qui sommeille en moi, à coup de Lexomil, afin de vous répondre le plus posément possible.

Avant tout, sachez que je suis parfaitement consciente de l’abyssal écart intellectuel et culturel qui nous sépare. Je ne suis pas grand reporter, ni même journaliste, et sans le courage et la détermination de personnes telles que vous, je ne saurais rien de la guerre, et de ce qu’il se passe au-delà de nos frontières. C’est donc avec la plus grande humilité que je vous écris aujourd’hui, mais je vous promets de le faire sans minauder, ni me cacher derrière mon masque de femme-enfant, que vous pensez si cher à la Française.

En vous lisant, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a comme un contentieux, un « je ne sais quoi » de pas bien réglé entre la Française et vous, et notamment avec cette femme qui habite la rue du Bac. Parce que, disons les choses telles qu’elles sont, vous ne parlez pas de la femme française dans votre article, mais bien de la parisienne qui habite la rive gauche. Un propos quelque peu réducteur pour un pays qui compte plus de 30 millions de femmes.

Vous écrivez « Lorsqu’on parle de la femme française, c’est de la Parisienne qu’il s‘agit. » Aux yeux du monde, je vous l’accorde volontiers. Nous n’allons pas demander à un New-yorkais ou un Pékinois son avis sur la Chartraine. Mais avec cette phrase, vous vous placez vous-même à la place de cet étranger, qui n’a comme connaissance de la Française que ce cliché de la femme élégante, pourtant bien ébranlé.

La question qui se pose alors est de savoir qui dans cet article nous parle de la femme française. Est-ce un Français qui les côtoie et les connaît, ou est-ce un journaliste qui, ayant passé trop de temps à parcourir le monde, ne garde d’elle, qu’un lointain souvenir mêlant tendresse et amertume ?

Parce que la Française qui porte une robe Chanel, Dior ou Saint-Laurent, ça fait déjà un bail qu’elle a pris pension aux Hespérides, et qu’elle ne quitte plus sa robe de chambre. Il serait peut-être temps de faire le deuil de Jackie Kennedy, et de vous rendre dans les showrooms de ces maisons de luxe pour leur demander le pourcentage de françaises que compte leur clientèle.

Mais le vrai problème que m’a posé votre article, c’est que je ne comprends définitivement pas où vous voulez en venir. De quelle(s) femme(s) parlez vous ? De cette horrible mégère castratrice qui vous a fait tellement haïr les femmes ? Des autres femmes qui se sont jouées de vous sous couvert de bovarysme non assumé ? Réglez-vous vos propres comptes ? À vous lire, on a le sentiment que vous ne connaissez de la France et de ses habitantes que le VIIe arrondissement. Entre deux vols vers la Chine ou une autre contrée lointaine, êtes-vous allé à la rencontre de la femme de 18e, de la femme de banlieue, ou de la femme de province, qui sont tout aussi légitimement françaises que votre parisienne de la rue du Bac ?

Êtes-vous conscient de la prétention de votre article ? Êtes vous conscient que vous tenez un discours totalement surréaliste ? J’ai le sentiment de lire du mauvais Florian Zeller. Et c’est ainsi que vous définissez les Françaises, ou la Parisienne si vous préférez ? Des femmes savantes, des amoureuses égarées entre leur narcissisme et leur Jansénisme ? Nous sommes définitivement dans la fiction, dans un mauvais Lelouch

A votre « Sacrées françaises », j’ai simplement envie de répondre « Sacré François, réveillez-vous »

Il y a "1 commentaire" sur ce billet:

  1. marie santiago dit :

    L’auteur, comme le livre, ne méritent pas tant de publicité… qu’un journaux règle ses comptes avec les femmes qu’il a, visiblement mal choisies, puisqu’il ne savait pas qu’on pouvait sortir du VIIème pour les trouver, c’est son droit… il ferait mieux de faire une analyse pour comprendre ce… qui est une évidence vu de l’extérieur…

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Elikxir@Elikxir, c’est Clhoé. Une nana plein d’entrain et d’idées. Elle a vécu 5 ans à Montréal et 2 ans à Dubaï. Fraichement revenue à Paris, elle a 1000 projets. Sa spécialité sur twitter, ce sont les #InfosInutiles et la #WoupWoup attitude. Douée pour les hiQ, elle vous balancera chaque matin une pensée positive pour la journée. Du bonheur en tweets à follower d’urgence. Surtout que vous risquez de la croiser à presque tous les events parisiens. Bientôt avec moi sur @DigitalComptoir