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#TroyDavis : Le livetweet d’une mise à mort crée le malaise sur Twitter

septembre 22, 2011 Sur le vif 21 Commentaires
TroyDavis_TwitterAvatar

Gros malaise cette nuit sur Twitter :

Le suivi de l’exécution programmée de Troy Davis, condamné à mort en 1991 pour avoir tué un policier en 1989.

Ce type là, je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que je vois, mardi, Twitter s’agiter autour des hahshtags #Toomuchdoubt et #TroyDavis, et des demandes de RT. N’ayant pas l’habitude de retweeter sans me renseigner, je googlise le nom de Troy Davis.

J’apprends que cet homme doit être exécuté le lendemain à 19h, mais qu’il existe de nombreuses zones d’ombre sur cette affaire, d’où cette mobilisation sur le web. En effet, l’accusation manquerait de preuves tangibles :

Pas d’arme du crime, mais seulement 9 témoins à charge, dont 7 se sont récusés sous serment, affirmant avoir subit des pressions de la part des enquêteurs. Et enfin, sur les 2 témoins restants, le premier aurait été accusé d’être le meurtrier par d’autres témoins, et le second aurait témoigné que le meurtrier était gaucher alors que Troy Davis est droitier.
Cela fait donc beaucoup d’incohérences.

Je ne suis qu’une petite rien-du-tout, perdue sur le vieux continent, qui gobe sans broncher ce que me racontent les médias; Mais à la lecture des différents articles récoltés, je ne peux qu’adhérer à ce qui se dit sur Twitter : Trop de doutes subsistent.

Et puis je suis française, et en France, ça fait plus de 30 ans que l’on ne tue plus les gens. Et heureusement parce si la peine de mort avait encore été de rigueur en 1989, Patrick Dils serait sans doute mort aujourd’hui, alors qu’il était innocent.

Bref, fidèle à mes convictions, je relaie l’info sur Twitter, comme demandé.
Rapidement, apparait une vague de tweets critiquant cette naiveté qu’on les gens de de penser que Twitter peut changer les choses. On critique ce soudain intérêt pour un mec dont tout le monde se foutait il y a une semaine, on dénonce ce courant de bien-pensants qui ignorent tout de l’affaire, et s’en mêlent… Oui, et alors ?
S’il existe ne serait ce que 1% de chance que cet homme soit innocent, est-ce tellement condamnable de prendre 3 secondes de son temps pour balancer un retweet ? Est-ce mieux de ne rien faire ?

Ah mais l’élite française n’aime pas la pensée unique.

Mardi soir, on remarque donc une grosse mobilisation sur Twitter, et tant pis pour ceux qui pensent qu’il n’y a que les avertis de la première heure qui ont le droit de tweeter, l’important, c’est que le message passe. Et il passe. Il envahit nos TL, le hashtag se décline dans toutes les langues, et un tweet sur trois adressé à @BarackObama évoque cette exécution douteuse.
Pourtant, rien n’y fait, aucun recours n’est accordé, et l’exécution aura bien lieu mercredi.
Le compte à rebours a commencé.

Hier soir, à 21h, nous sommes donc à H -4, et c’est à ce moment précis que je ressens comme un malaise. Je commence à apercevoir, au milieu des tweets de contestation, un début de livetweet de ce qui se passe à la prison. On apprend que Troy Davis a refusé de recevoir un repas spécial, mais a préféré diner avec ses codétenus. On apprend également que de beaux vêtements lui ont été apporté pour qu’il se change. Livetweeter une exécution… Jusqu’où irons nous ?

Je prends violemment conscience de ce qu’il se passe. Un homme va mourir sous mes yeux, ou plutôt sous mes tweets, comme ça. J’ai le sentiment d’être spectatrice d’un nouveau genre de realityshow, qui finira inexorablement par une mort. Et ensuite ? Ensuite ? Qu’est ce que je ferai ? Je me lancerai un film ? J’irai me coucher… ? Gros malaise. Sensation de voyeurisme, impression d’être tous réunis comme autrefois sur la place publique afin d’assister au spectacle de la mise à mort. Je refuse de participer à ça, je refuse de lire des tweets qui décrivent minute par minute ce qui se passe là-bas. S’il n’y a plus rien à faire, je ne veux pas me mêler à cette curiosité malsaine. Je ferme donc ma colonne #TroyDavis. Cet homme va mourir dans quelques heures, mais pas sous mes yeux.

Ac le hashtag #TroyDavis, on assiste minute par minute aux derniers instants de la vie d'un homme. Je ne suivrai pas le LT d'une exécution !
@laristocraft
Virginie Lominet

Je tente donc de retourner à mon boulot, même si je suis hantée par l’idée qu’un homme, peut-être innocent, soit assassiné. Je me lance dans l’envoi de quelques mails en retard, lisant en biais les tweets surgissant de mon TweetDeck, jusqu’à ce que je vois une info reprise plusieurs fois : Il semblerait qu’un ultime recours soit en cours.

Allons bon, notre homme pourrait encore être sauvé, à moins de 2h de l’exécution ? Mais non, 30 minutes plus tard, nous apprenons que le recours est rejeté. Je suis à nouveau scotchée devant mon écran à regarder le destin d’un homme se jouer, et je m’écoeure. Pourtant, mon intérêt est sincère, et pas malsain. J’espère que cette exécution sera reportée, et que peut-être le jugement sera revu. Mais cette attente passive me pose un problème et le LT de la mise à mort recommence de plus belle, notamment par @Maitre_Eolas qui tweete ce qu’il se passe dans la prison.

Les témoins de l'exécution prennent place dans la salle des témoins, sur 3 bancs de bois de 5 m de long.
@Maitre_Eolas
Maitre Eolas
Troy Davis est à présent installé dans la chambre d'exécution. Une intraveineuse est passée dans chaque bras.
@Maitre_Eolas
Maitre Eolas

Lire ces tweets me pose un vrai problème d’éthique, même si cela reste de l’information. Je ne me sens pas le droit de lire cela. J’ai l’impression de violer les derniers moments de la vie d’un homme. Je décide donc de couper Twitter pour la nuit.

Je coupe Twitter, sinon j’irai contre mes principes. Bonne nuit

Quand je me réveillerai, Troy Davis sera mort, mais je n’aurai pas assisté à la scène. J’éteins mon mac. Dans mon lit, je tourne en rond. Je pense à cet homme, qui va mourir, après 20 ans de réclusion, et qui est peut-être innocent. Je suis tellement fière d’être française, et tellement désemparée devant cet acte qui semble désormais inévitable. Je n’arrive pas à dormir, je regarde les minutes qui défilent, en attendant que ça passe.

Une heure plus tard, toujours éveillée, j’attrape mon téléphone, persuadée que ça y’est, c’en est fini, que ça y’est le mal est fait, mais j’apprends que l’exécution est suspendue :

Ce n'est ni une grâce ni une suspension : la Cour Supreme a reporté l'exécution pour examiner un appel de dernière minute #TroyDavis
@FlorianC
Florian

Il est 5h, la suspension a été rejetée, et Troy Davis est en train d’être exécuté.
J’ai finalement passé ma nuit au rythme des recours et suspension pour le voir mourir via Twitter. Tout ce que je ne voulais pas. Avoir l’impression de mettre laissée prendre au piège d’un mauvais show raccoleur et cruel. Je ne voulais pas participer à ça. Je refusais de suivre le livetweet d’une exécution. Mais les retournements successifs de situation m’ont fait croire à l’impossible. Et je suis restée éveillée. Pas de personal branling autour de cette exécution comme certains l’ont évoqué sur Twitter, pas non plus d’excitation morbide dont j’aurais été la première à accuser les autres.
Juste de l’espoir entretenu toute la nuit, autour d’une condamnation, à priori, contestable.

Troy Anthony Davis, né le 9 octobre 1968, mort le jeudi 22 septembre 2011 à 11:08 pm, exécuté par ses concitoyens.
@PierreDeruelle
Pierre Deruelle

Je suis triste pour lui, pour ses proches, triste pour l’Amérique et surtout pour les droits de l’homme.
Mais je le répète, je ne sais rien de cette histoire si ce n’est ce que j’ai pu en lire dans les médias. Une chose est sûre, les réseaux sociaux n’ont peut-être pas beaucoup de pouvoir, mais ils ont au moins celui de fédérer les gens autour de grandes causes, comme celle de la peine de mort.

Là, c’est cet homme qui a réunit malgré lui une partie de la planète, alors que pendant ce temps, ni vu ni connu, le Texas a exécuté Lawrence Russell Brewer. (via @Maitre_Eolas)

Cette nuit, au delà de l’évidente remise en cause de la peine de mort, beaucoup de questions ont été posées autour des réseaux sociaux, et notamment de Twitter. Où s’arrête l’information ? Ou commence le show ? Livetweeter une exécution, n’est-ce pas ce que nous aurions imaginé de pire, il y a dix ans, en pensant au futur ?

 

 

 

Il y a "21 commentaires" sur ce billet:

  1. LaLangelliere dit :

    Oh non ce n’est pas du voyeurisme. Dans voyeurisme, il y a le verbe « voir ».
    Je me suis juste levée, comme ça, par instinct, pour regarder sur Twitter, dans le plus grand silence, si Troy Davis avait été exécuté.
    Il était 4 h 45.
    Alors oui, je l’ai vécu en direct. Oui, j’ai pleuré. Oui, j’ai prié. Mais je n’étais pas seule. Je suis allée lire les tweets américains. J’ai lu le désespoir de ces lois à la con. J’ai lu la rage de l’impuissance. J’ai lu l’espoir d’une lutte pour que les rednecks de Géorgie abolissent cette loi de merde.
    J’étais juste debout. Pour ne pas accepter. Pour ne pas me soumettre à cette loi ricaine. Pour penser à cette famille.
    Et je n’en ai aucune honte.

    • Maya dit :

      Je suis d’accord avec LaLanglière. Ce n’est pas du voyeurisme mais juste l’espoir d’un dernier recours. Pour ma part, j’ai regardé le LT de Democracy Nowet au moment où il devait être exécuté à 01h00 du mat’ j’ai sauté de joie avec les manifestants quand on a annoncé la suspension. Et à partir de là, c’était l’espoir qui nous a fait veiller toute la nuit. L’espoir que la suspension soit définitive. Pour moi ce n’était pas un show, on ne pleure pas pendant un show, on ne s’implique pas autant pendant un show.

      Twitter ne peut pas changer la vie d’un homme. Mais le lien qu’il a créé hier était exceptionnel…on est tous unis d’une même voix, on voulait tous la libération de cet homme qui n’est ni notre frère, ni notre père, ni notre ami. et ça ce n’est pas du voyeurisme.

    • virginie dit :

      La honte n’est pas le terme. La gène plutôt. Assister à une scène odieuse, alors que l’on ne peut plus rien faire.

  2. Vinvin dit :

    Très bien retranscrit. Pas d’accord sur tes conclusions mais super intéressant.
    De mon côté, je trouve plus enrichissant de LT cet événement que OM – Toulouse ou L’amour est dans le pré. Le fait que cela grave ne me semble pas être du voyeurisme mais l’apprentissage de l’empathie en temps réel. Plein d’espoir.
    La bise

  3. igorreteno dit :

    article très intéréssant meme si je ne partage pas tout. Pour moi le LT n’est pas voyeuriste mais est nécéssaire , il faut montrer que « le rève américain » qu’on essaie de nous vendre n’est pas si rose que ca. personnellement comme je le disais à certains sur twitter , je suis originaire d’un pays que certains appelle dictatorial , mais chez moi , le dernier éxécuté date de mes 6 ans j’en ai maintenant 35 alors dans ces moments la les pseudos démocraties types USA me font bien marrer.
    Ce qu’il ne faut surtout pas oublier c’est que d’autres troy davis pourrissent dans les couloirs de la mort américains.

  4. Prélude dit :

    Merci pour cet article.
    Mais je ne me pose même pas la question de savoir si cet homme est coupable ou non. Qu’importe. On n’a pas le droit de voler la vie de quelqu’un. Sa mort ne soulagera pas la famille du policier mort.
    J’espère que sa mort et tout le « bruit » qui a été fait sur Twitter servira à ce que la peine de mort disparaisse complètement et définitivement.

  5. hipparkhos dit :

    J’ai eu exactement le même sentiment que toi. Je t’ai vue annoncer que tu quittais twitter. Je me suis contenté de faire « unfollow » sur Eolas.

    Je voyais une distinction très importante entre la plupart des tweets, classiques, « normaux », informant des évolutions, renvoyant vers des articles, des télés US, des passages de Victor Hugo, et puis le pseudo-LT d’Eolas, qui faisait comme si il était sur place, savait tout sur tous les détails aussi bien légaux que futiles, alors qu’il ne faisait que rapporter à la manière d’un LT des informations glanées sur le web, ou interpolées/interprétées, son imagination remplissant les trous. Certaines de ses informations étaient carrément fausses. Là, on était vraiment dans une mise en valeur malsaine de son égo en utilisant la mort d’un homme.

    Son LT polluait ma timeline, mais une fois ce flux coupé, c’est redevenu ce que twitter devrait être dans ces circonstances.

    • virginie dit :

      Je n’ai pas un avis aussi tranché sur le LT d’Eolas, et je ne sais d’ailleurs pas non plus d’où il tenait ses infos précises qui donnaient l’impression qu’il était sur place, mais effectivement ses tweets m’ont dérangée. Est ce que c’était des infos nécessaires ? Pourquoi était-il tant RT ?

  6. Ally dit :

    Le LT d’Eolas n’est pas différent de la fin de « L’Exécution », de Badinter. Le déroulement d’une exécution aux États-Unis se trouve très facilement sur Internet. Si ça nous retourne l’estomac, c’est bon signe, ça veut dire que nous ne voyons pas où est l’humanité dans ce qui se passe.
    Une exécution n’est jamais désincarnée. Heureusement qu’il existe des gens pour faire savoir ce qui signifie réellement exécuter quelqu’un. Oui, ça retourne l’estomac, ça fait mal au cœur, mais c’est le but.

  7. reza dit :

    C’est bel et bien le GOUVERNEMENT des États Unis qu’aujourd’hui nous haïssons !

    C’est bel est bien Barrack Obama a qui le monde entier dit : NO YOU CAN’T (non vous ne pouvez pas)

    Car en effet, il faut des coupables dans ce crime d’États

    L’assassinat de Troy Davis est un des pire qui soit, car il a été comis par la justice elle meme, cette justice qui se doit d’être irréprochable, aujourd’hui, oui, cette justice n’est rien d’autre qu’un vulgaire criminel, un assassin, un ennemi dangereux et malfaisant, cette justice, et tout ces membres qui dans cette affaire ont laissé l’atrocité grignoter notre si belle existence. Haïssons les, maudissons les, combatons les.

    Personne ne sait si Troy Davis était coupable ou non, ce que l’on sait, c’est que 7 sur 9 temoins se sont rétracté et ont innocenté Troy Davis, attention, ils ne l’ont pas fait dans une gazette baba cool tiré a 40 exemplaires, non, ils l’ont fait devant les grands médias, ces même grand média, eux aussi, pourtant parfois si contraire a nous, aussi, ont émis des doutes, l’ex président des État Unis, Carter, a émis des doutes, la terre entiere a emis des doutes, les gouvernement, les papes, les nones, les artistes, les chauffgeur de taxi, les chroniqueurs, tout le monde, les juges eux même, ont émis des doutes, et quoi, rien, une mise a mort froide et diabolique, l’échec de la justice, devant tous, comme un scenario macabre et inéluctable, gachant la journée, gâchant la vie, faisant pleurer les yeux rouges, et brisant l’âme.

    Pour ou contre la peine de mort, nous voulions une seule et unique chose : La réouverture du dossier afin qu’il y ait un nouveau procès, tant, il devenait évident, que Troy Davis était innocent, ou en tout cas, que les preuves n’étaient pas suffisante pour le juger coupable.

    La foule qui défendait Troy Davis était immense et il est absolument inacceptable que cela n’ait pas suffit pour convaincre cet implacable et sourd et stupide État Américain.

    Ici, le drame est immonde et la culpabilité de la justice est évidente, pourquoi diable n’a telle pas pris le temps de rouvrir véritablement le dossier, pourquoi a telle agit comme une paralysée tandis que le monde se démenait pour sauver Troy Davis et la justice elle même ? Pourquoi ? Par bêtise pure, par méchanceté, folie, et gout du saccage. Le tout, en dirrect, a la tele, comme si le diable et l’enfer avaient leur show télé.

    Et parce que cette affaire salit la justice américaine et donc l’Amérique, les coupables sont nombreux, commençant par le président Obama, qui n’a rien fait, malgré la dimension internationale de l’affaire, qui a fait croire qu’il ne pouvait rien faire, ce qui est un mensonge, et qui a laisser un homme se faire tuer, exactement comme dans un film de fiction, ou le mal, l’emporte devant nos yeux effrayés, dans une mécanique de l’injustice abominable. En effet, nos avons notre martyr, désignons les assassins et leurs complices !

    Parce que je ne suis pas militant, j’ignorais hier l’affaire Troy Davis, mais très vite, en découvrant l’affaire, moi, qui ne suis ni juge, ni politicien, ni responsable de la clartee de la nation americaine, ni policier, j’ai compris que cette affaire ressemblait a une machine diabolique d’injustice, pour tout vous avouer, et je ne suis pas dépressif en ce moment, très vite, j’ai pleuré, pour Troy Davis, devant sa photo, celle d’un homme a la bouille si sympathique. Et comme beaucoup, j’ai veillé en attendant que la Cour Suprême annule l’exécution, car cela était si logique, et comme beaucoup, j’ai dansé de joie en apprenant que la peine était repoussé , et je suis allée me coucher, heureux et libéré. Hélas, ce matin, tandis que je dormais, mon amoureuse me réveille, me faisant très peur, comme si notre maison était attaquée, elle pleurait en répétant sans cesse, anéantie de tristesse : ‘Ils l’ont tué , ils l’ont tué’ et la mes amis, mes frères, c’est moi, en ce moment même, en écrivant ces lignes, c’est moi et je vous le jure, qui pleure a mon tour, pour Troy Davis, ce pauvre homme, victime d’un état tout entier, venu au monde pour avoir une vie de martyr et qui pourtant avait autour de lui une si belle famille et une si belle planète. Du debut de sa vie, a sa mort, je benis toutes les secondes, toutes les choses, tout les gens, qui l’ont rendu heureux, je bénis ces histoires d’amour et les films qui l’ont fait rire, je benis ses peluches, ses lunettes, sa famille, ses professeurs, ses chiens, ses chats, tout ce qui a put, le temps d’un instant, le rendre heureux.

    Tous, nous devons tout faire pour que les USA comprennent leur erreur, la justice est la plus haute administration, la plus cruciale, elle est capitale, au dessus, au delà, elle nous protege et fait le bien, elle nous embellit, comme une mère aimante, elle nous chérie et nous assure la sécurité, elle nous protège des monstres et elle sait mieux que quiconque identifier le bien et le mal, la justice est a l’administration ce que l’amour est au sentiment. Et aujourd’hui c’est cette justice que nous devons punir, rectifier, accabler, et ce avec la sagesse des justes, la force des titans, et la beauté des frères.

    Troy Davis est mort, il y a un homme en moins sur la planète, il n’est plus, il a attendu pendant 20 ans sa libération, il a attendu pendant 4 heures, assis sur une chaise, ligoté, que les plus hautes instances Américaine, voient enfin avec clarté, rien, rien ne l’a sauvé, et pourtant la grande majorité voulait le sauver.

    Que reste il, notre vengeance ? Notre haine ? Non, notre amour, notre tristesse et notre compassion pour Troy Davis, voila avant tout, ce qui reste, avant même l’indignation, mais helas, l’injustice reste aussi, qui continue son oeuvre de saccage et que, vie après vie, nous combattrons afin d’élaborer un monde meilleur, ou les hommes comme Troy Davis auront le droit a une révision de procès, ou l’administration sera une machine implacable de justice, d’intelligence, de logique, de rapidité, de remise en question, de discernement, d’écoute.

    Monsieur Barrack Obama, Messieurs les juges de la cours suprême des états Unis et de Géorgie, il est minuit pour vous, et vous n’avez pas connu le grand midi, ne laissons aucune étoile nous tromper, l’aurore est très loin, c’est la tempête prédite depuis longtemps, longue a arriver mais absolument certaine, un de ces quatre matins, vous ne vous réveillerez pas, et on vous retrouvera avec un couteau planté dans le cœur, ce couteau la : Nous ne vous aimons plus.

    Mes condoléances profondes et sincères a la famille et au proche de Troy Davis.

    Et pour toi Troy Davis, j’essayerai, d’aller au état unis, afin de fleurir ta tombe pour honorer ta mémoire et j’essayerai, si j’y arrive, d’aider quelqu’un dans le désarrois, qui qu’il soit, inconnu ou pas, j’offrirai a un être vivant, une bonne action, de ta part.

    Laurent.

    GDDLU

    .

    . .

  8. Florian dit :

    Bien retranscrit effectivement dans la manière dont viennent se heurter différents sentiments.
    Le « livetweet » en soi n’est pas gênant. Il l’est quand vient s’y ajouter le cynisme mais cela il y en aura toujours.
    Et je rejoins complètement Ally sur son appréciation du LT d’Eolas.

  9. [...] de situation. Je vous suggère de lire le compte-rendu de la blogueuse Chloé, sur son blogue « Le blog de l’Aristocraft ».Nous avons là l’exemple suprême de l’absurdité de la peine de mort. Et gageons [...]

  10. Antoine dit :

    Twitter est bien plus un jeu qu’un média normal, un jeu dont le but est de gagner des followers supplémentaires. Impossible de séparer les informations qui sont transmises de la personne qui les a transmises. Quel a été le résultat de la performance d’Éolas ? A-t-il fait prendre conscience de la réalité de la peine de mort à au moins une personne ? J’en doute très fort. Il prêchait en milieu converti, son LT était donc au mieux inutile, et au pire nauséeux. Le sujet principal n’était pas la peine de mort, ni Troy Davis, mais bien le blogueur avocat star, son juste combat, et son égo. Il avait très certainement préparé son coup pas mal à l’avance, on peut donc l’accuser d’actes mauvais goût avec comme circonstance aggravante la préméditation.

  11. [...] de situation. Je vous suggère de lire le compte-rendu de la blogueuse Chloé, sur son blogue « Le blog de l’Aristocraft [...]

  12. [...] de situation. Je vous suggère de lire le compte-rendu de la blogueuse Chloé, sur son blogue « Le blog de l’Aristocraft [...]

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