Home » Sur le vif » Mes derniers billets:

Les plus belles photos d’hommage à Steve Jobs

octobre 8, 2011 Sur le vif 0 Commentaire

 

A travers le monde, les hommages à Steve Jobs se sont multipliés. Voici quelques une des plus belles photos parues dans la presse internationale.


Quand il vous reste le béguin

octobre 4, 2011 Sur le vif 7 Commentaires
La_boum_01

Pas facile de reprendre l’écriture d’un blog après avoir évoqué l’exécution d’un homme. Tous les sujets semblent dénués de sens, inutiles, futiles.

Pourtant, c’est dans l’ordre des choses. La vie reprend ses droits. Et nos petits problèmes personnels retrouvent rapidement une place de choix dans nos petites têtes d’égocentrés.
Et heureusement.

Magnifique organisation interne qu’est l’instinct de survie.

C’est ainsi qu’après avoir écrit sur la peine capitale, j’écris sur le béguin.
Le béguin, ce sentiment désuet qui participe à nous rendre la vie plus douce, ou plus haletante, ou même plus drôle.

J’ai le béguin, comme on dit, pour un mec de mon bureau.
Un béguin qui ne semble pas réciproque… Mais c’est peut-être ça aussi, qui rend cette amourette charmante.

Régresser mentalement de la moitié de sa vie. Retrouver ses 15 ans et demi, et tout ce qu’ils comportent de bêtise et de naïveté. S’appeler Victoire Bereton et flipper chaque matin juste parce que l’on a « Rien à se mettre ». Être contente le lundi et toute déçue le vendredi, parce que le week-end, « c’est chiant quoi (enfin c’est pas marrant…) »

Réfléchir, réfléchir et réfléchir encore. Se faire jolie, mais pas endimanchée. Coquette, mais pas trop apprêtée. Et surtout, ne pas « avoir l’air de »…  »Ne pas avoir l’air de » consiste à ne pas se faire griller, à garder secret ce petit béguin adolescent. On aurait l’air bien bête si cela venait à se savoir.

D’un coup d’un seul, les journées au bureau prennent des tournures de chasse à l’homme .
Le chercher des yeux.. Mais où est-il ? Faire « l’air de rien » le tour des bureaux… Sortir fumer une clope en espérant le croiser à son retour de déj, mais rentrer précipitamment au moment où on l’aperçoit à l’angle de la rue, parce que cela pourrait sembler louche si l’on restait à trainer devant l’entrée… Détaler comme un lapin, se cacher ni une ni deux derrière une porte (en rentrant son ventre), ou plonger in extremis ses yeux sur son écran d’iPhone au moment où il vous frôle… Afin d’éviter de croiser son regard.

Savant mélange entre la poursuite et la fuite, qui amène chaque soir à cet inévitable et cruel constat :
On ne l’a pas croisé de la journée et le bruit de son scoot qui retentit déjà au loin.

Heureusement, nous ne sommes que mardi. Il reste 3 jours avant le week-end.
Et demain, je recommencerai.

 

#TroyDavis : Le livetweet d’une mise à mort crée le malaise sur Twitter

septembre 22, 2011 Sur le vif 21 Commentaires
TroyDavis_TwitterAvatar

Gros malaise cette nuit sur Twitter :

Le suivi de l’exécution programmée de Troy Davis, condamné à mort en 1991 pour avoir tué un policier en 1989.

Ce type là, je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que je vois, mardi, Twitter s’agiter autour des hahshtags #Toomuchdoubt et #TroyDavis, et des demandes de RT. N’ayant pas l’habitude de retweeter sans me renseigner, je googlise le nom de Troy Davis.

J’apprends que cet homme doit être exécuté le lendemain à 19h, mais qu’il existe de nombreuses zones d’ombre sur cette affaire, d’où cette mobilisation sur le web. En effet, l’accusation manquerait de preuves tangibles :

Pas d’arme du crime, mais seulement 9 témoins à charge, dont 7 se sont récusés sous serment, affirmant avoir subit des pressions de la part des enquêteurs. Et enfin, sur les 2 témoins restants, le premier aurait été accusé d’être le meurtrier par d’autres témoins, et le second aurait témoigné que le meurtrier était gaucher alors que Troy Davis est droitier.
Cela fait donc beaucoup d’incohérences.

Je ne suis qu’une petite rien-du-tout, perdue sur le vieux continent, qui gobe sans broncher ce que me racontent les médias; Mais à la lecture des différents articles récoltés, je ne peux qu’adhérer à ce qui se dit sur Twitter : Trop de doutes subsistent.

Et puis je suis française, et en France, ça fait plus de 30 ans que l’on ne tue plus les gens. Et heureusement parce si la peine de mort avait encore été de rigueur en 1989, Patrick Dils serait sans doute mort aujourd’hui, alors qu’il était innocent.

Bref, fidèle à mes convictions, je relaie l’info sur Twitter, comme demandé.
Rapidement, apparait une vague de tweets critiquant cette naiveté qu’on les gens de de penser que Twitter peut changer les choses. On critique ce soudain intérêt pour un mec dont tout le monde se foutait il y a une semaine, on dénonce ce courant de bien-pensants qui ignorent tout de l’affaire, et s’en mêlent… Oui, et alors ?
S’il existe ne serait ce que 1% de chance que cet homme soit innocent, est-ce tellement condamnable de prendre 3 secondes de son temps pour balancer un retweet ? Est-ce mieux de ne rien faire ?

Ah mais l’élite française n’aime pas la pensée unique.

Mardi soir, on remarque donc une grosse mobilisation sur Twitter, et tant pis pour ceux qui pensent qu’il n’y a que les avertis de la première heure qui ont le droit de tweeter, l’important, c’est que le message passe. Et il passe. Il envahit nos TL, le hashtag se décline dans toutes les langues, et un tweet sur trois adressé à @BarackObama évoque cette exécution douteuse.
Pourtant, rien n’y fait, aucun recours n’est accordé, et l’exécution aura bien lieu mercredi.
Le compte à rebours a commencé.

Hier soir, à 21h, nous sommes donc à H -4, et c’est à ce moment précis que je ressens comme un malaise. Je commence à apercevoir, au milieu des tweets de contestation, un début de livetweet de ce qui se passe à la prison. On apprend que Troy Davis a refusé de recevoir un repas spécial, mais a préféré diner avec ses codétenus. On apprend également que de beaux vêtements lui ont été apporté pour qu’il se change. Livetweeter une exécution… Jusqu’où irons nous ?

Je prends violemment conscience de ce qu’il se passe. Un homme va mourir sous mes yeux, ou plutôt sous mes tweets, comme ça. J’ai le sentiment d’être spectatrice d’un nouveau genre de realityshow, qui finira inexorablement par une mort. Et ensuite ? Ensuite ? Qu’est ce que je ferai ? Je me lancerai un film ? J’irai me coucher… ? Gros malaise. Sensation de voyeurisme, impression d’être tous réunis comme autrefois sur la place publique afin d’assister au spectacle de la mise à mort. Je refuse de participer à ça, je refuse de lire des tweets qui décrivent minute par minute ce qui se passe là-bas. S’il n’y a plus rien à faire, je ne veux pas me mêler à cette curiosité malsaine. Je ferme donc ma colonne #TroyDavis. Cet homme va mourir dans quelques heures, mais pas sous mes yeux.

Ac le hashtag #TroyDavis, on assiste minute par minute aux derniers instants de la vie d'un homme. Je ne suivrai pas le LT d'une exécution !
@laristocraft
Virginie Lominet

Je tente donc de retourner à mon boulot, même si je suis hantée par l’idée qu’un homme, peut-être innocent, soit assassiné. Je me lance dans l’envoi de quelques mails en retard, lisant en biais les tweets surgissant de mon TweetDeck, jusqu’à ce que je vois une info reprise plusieurs fois : Il semblerait qu’un ultime recours soit en cours.

Allons bon, notre homme pourrait encore être sauvé, à moins de 2h de l’exécution ? Mais non, 30 minutes plus tard, nous apprenons que le recours est rejeté. Je suis à nouveau scotchée devant mon écran à regarder le destin d’un homme se jouer, et je m’écoeure. Pourtant, mon intérêt est sincère, et pas malsain. J’espère que cette exécution sera reportée, et que peut-être le jugement sera revu. Mais cette attente passive me pose un problème et le LT de la mise à mort recommence de plus belle, notamment par @Maitre_Eolas qui tweete ce qu’il se passe dans la prison.

Les témoins de l'exécution prennent place dans la salle des témoins, sur 3 bancs de bois de 5 m de long.
@Maitre_Eolas
Maitre Eolas
Troy Davis est à présent installé dans la chambre d'exécution. Une intraveineuse est passée dans chaque bras.
@Maitre_Eolas
Maitre Eolas

Lire ces tweets me pose un vrai problème d’éthique, même si cela reste de l’information. Je ne me sens pas le droit de lire cela. J’ai l’impression de violer les derniers moments de la vie d’un homme. Je décide donc de couper Twitter pour la nuit.

Je coupe Twitter, sinon j’irai contre mes principes. Bonne nuit

Quand je me réveillerai, Troy Davis sera mort, mais je n’aurai pas assisté à la scène. J’éteins mon mac. Dans mon lit, je tourne en rond. Je pense à cet homme, qui va mourir, après 20 ans de réclusion, et qui est peut-être innocent. Je suis tellement fière d’être française, et tellement désemparée devant cet acte qui semble désormais inévitable. Je n’arrive pas à dormir, je regarde les minutes qui défilent, en attendant que ça passe.

Une heure plus tard, toujours éveillée, j’attrape mon téléphone, persuadée que ça y’est, c’en est fini, que ça y’est le mal est fait, mais j’apprends que l’exécution est suspendue :

Ce n'est ni une grâce ni une suspension : la Cour Supreme a reporté l'exécution pour examiner un appel de dernière minute #TroyDavis
@FlorianC
Florian

Il est 5h, la suspension a été rejetée, et Troy Davis est en train d’être exécuté.
J’ai finalement passé ma nuit au rythme des recours et suspension pour le voir mourir via Twitter. Tout ce que je ne voulais pas. Avoir l’impression de mettre laissée prendre au piège d’un mauvais show raccoleur et cruel. Je ne voulais pas participer à ça. Je refusais de suivre le livetweet d’une exécution. Mais les retournements successifs de situation m’ont fait croire à l’impossible. Et je suis restée éveillée. Pas de personal branling autour de cette exécution comme certains l’ont évoqué sur Twitter, pas non plus d’excitation morbide dont j’aurais été la première à accuser les autres.
Juste de l’espoir entretenu toute la nuit, autour d’une condamnation, à priori, contestable.

Troy Anthony Davis, né le 9 octobre 1968, mort le jeudi 22 septembre 2011 à 11:08 pm, exécuté par ses concitoyens.
@PierreDeruelle
Pierre Deruelle

Je suis triste pour lui, pour ses proches, triste pour l’Amérique et surtout pour les droits de l’homme.
Mais je le répète, je ne sais rien de cette histoire si ce n’est ce que j’ai pu en lire dans les médias. Une chose est sûre, les réseaux sociaux n’ont peut-être pas beaucoup de pouvoir, mais ils ont au moins celui de fédérer les gens autour de grandes causes, comme celle de la peine de mort.

Là, c’est cet homme qui a réunit malgré lui une partie de la planète, alors que pendant ce temps, ni vu ni connu, le Texas a exécuté Lawrence Russell Brewer. (via @Maitre_Eolas)

Cette nuit, au delà de l’évidente remise en cause de la peine de mort, beaucoup de questions ont été posées autour des réseaux sociaux, et notamment de Twitter. Où s’arrête l’information ? Ou commence le show ? Livetweeter une exécution, n’est-ce pas ce que nous aurions imaginé de pire, il y a dix ans, en pensant au futur ?

 

 

 

Quand @Prland hante mes nuits…

septembre 16, 2011 Sur le vif 2 Commentaires
prland

Je ne rêve quasiment jamais des personnes de Twitter, et encore moins de celles jamais vues IRL. Pourtant, c’est la deuxième fois cette semaine que je rêve de @Prland.

Je vous vois venir, mais non, aucun fantasme, ça reste tout à fait chaste.
D’ailleurs, dans mes rêves (cauchemars), Éric fait juste de brèves apparitions, comme un petit second rôle (un guest) qui serait réembauché chaque nuit.

Et le pire, c’est qu’autant sur Twitter, il me fait rire, je le trouve intelligent, drôle, fin… Autant dans mes rêves, c’est le mec qui tombe toujours mal, le relou…
Vous voyez le vieux pote assureur dans « Un jour sans fin », bah, c’est ça.

Lundi soir :

Je suis une agent du FBI en mission pour mettre fin à une série de meurtres effroyables. En tentant d’interpeler le tueur, mon fbinôme (<- joke inside) s’est pris une balle en pleine poitrine. Dans l’ambulance, il me fait promettre de dire à sa femme et ses enfants que… Je le stoppe : « Tu t’en sortiras mec ! Ne dis pas de bêtises. » Nous arrivons à l’hôpital, Les urgentistes comptent 1, 2,3 et hop, me voilà en train de courir après le brancard, ne lâchant pas la main de mon équipier. Ça fait quand même 10 ans qu’on bosse ensemble. Avant de disparaitre dans le bloc, il me lance : « Promets-moi de buter cet enfoiré pour moi… » J’acquiesce de la tête. « Nous le buterons ensemble, je te le jure, bro ! » Les portent se referment.

J’ai la haine. Je fais les cents pas dans le hall des urgences. Je suis rongée par la culpabilité. Putain, pourquoi je ne l’ai pas refroidis ce salopard quand je l’avais dans mon angle de tir. Putain ! Je me dirige vers la sortie pour me griller une clope, quand je tombe sur @Prland, qui me salue d’un « Hey » joyeux. J’adore ce mec, ouais, mais là, j’suis pas d’humeur ! Et d’abord, qu’est ce qui fout à New-York ?

Il m’annonce gaiement qu’il va être papa (oui, je sais). Il est hyper content. Il ne s’y attendait pas… c’est ouf hein… il va être papa ! Je comprends rien…  Il a collé une nana enceinte à Saint Valery en Caux… « Dans le ? Dans le ? » « Euh, le Calvados… ? » « Et non, dans le 76 ! Ahah… Tu t’es trompée. »
Putain mec, je suis contente pour toi, mais tu vois, là c’est pas trop le moment. Et tes quizz géographiques là, j’peux pas ! Il s’en va…

(Suite du rêve toussa. Si vous voulez savoir si mon coéquipier, qui était à un an de la retraite, qui était un peu comme un père spirituel a survécu…. Faudra me le demander gentiment.)

Jeudi soir

Une sorte d’épidémie menace de disséminer les hommes. Les gens meurent les uns après les autres, et il suffit juste d’un regard pour choper le virus. Les grandes villes ont été désertées. La seule solution, porter, des Ray ban, mais pas n’importe lesquelles hein, le modèle de JFK (d’ailleurs, il semblerait que lui savait déjà à l’époque)

Les boutiques sont pillées, retournées. Les gens se battent pour s’en procurer. Le pays est retourné, on ne compte plus les pertes humaines, et le gouvernement a disparu. Bah tiens. Une rumeur se met à circuler : On dirige les personnes pas encore atteintes par la maladie à Porcquerolles, zone protégée et hautement équipée en Ray ban.

Je suis donc à Hyères en train de me débattre afin de trouver un moyen de traverser la mer pour sauver ma peau, quand j’aperçois @Prland. Il est sur le port en train de poster des cartes postales dans une boite à lettres. Il a l’air tout content, là encore… Et surtout, il ne porte pas de Ray ban. Solidarité Twitter oblige, je me précipite vers lui et lui tend une paire. Il me remercie, me dit qu’elles sont jolies… Je lui dis de les mettre tout de suite, que sinon il va crever. Il s’exécute, mais toujours sans précipitation. Grrr…

Je lui demande ce qu’il fout là. Il me répond gaiement qu’il était en vacances, et que de sa fenêtre d’hôtel, il pouvait voir le Mont Ventoux. Et là, il recommence avec ses devinettes : Alors, à ton avis, dans quel département j’étais ?
Il me sourit ! J’ai même pas le temps de répondre Le Vaucluse, que je me réveille en sueur, paniquée.
Encore un cauchemar.

L’explication : Trop de séries US ? Trop de Twitter ? Trop de Ray ban sur la PP Twitter d’Éric ? Si vous avez une idée, je prends.

Advent Calendar

Podcasts Digital Comptoir

Sur Twitter

Previously in Le blog de l’Aristocraft

Mes incontournables

#FF Follow Today

Elikxir@Elikxir, c’est Clhoé. Une nana plein d’entrain et d’idées. Elle a vécu 5 ans à Montréal et 2 ans à Dubaï. Fraichement revenue à Paris, elle a 1000 projets. Sa spécialité sur twitter, ce sont les #InfosInutiles et la #WoupWoup attitude. Douée pour les hiQ, elle vous balancera chaque matin une pensée positive pour la journée. Du bonheur en tweets à follower d’urgence. Surtout que vous risquez de la croiser à presque tous les events parisiens. Bientôt avec moi sur @DigitalComptoir