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Aidez-moi à sauver les Aristocrafts ou à faire le deuil, vraiment.

septembre 7, 2011 Sur le vif 5 Commentaires
aristocrafts

En 2006, après avoir trainé mes fesses en Deug d’Histoire, en prépa d’art d’appliqués, en école de communication visuelle, aux beaux arts de Versailles et en Master métiers de la Culture, j’ai décidé qu’il était temps d’arrêter d’étudier.

J’avais cumulé des diplômes qui me confortaient dans la certitude que je ne savais rien, et des stages  à 700 euros, juste faits pour vous presser le cerveau comme un citron avant de vous coller un nouveau stagiaire à former.

Peut-être que j’aurais dû, comme mes amis, faire une école de commerce, mais à l’époque, j’étais fière d’avoir choisi le savoir universitaire contre leur cours de compta et marketing qui me semblaient bien sordides.

Quand je vois aujourd’hui des jeunes de 23 ans, fraichement sortis d’ESC partir, confiants,  à la conquête du monde, s’expatrier, ou intégrer des cabinets de conseil, je me dis que finalement, je n’ai certainement pas fait les meilleurs choix. Mais voilà, on ne se refait pas. I am what i am, comme elle dit, Gloria Gaynor.

2006, c’est pour les plus vieux, la grande époque de La Fraise. Ah, Patrice Cassard, l’idole d’une génération, avec son blog du patron et @Larcenette. De plus, dans mon petit monde versaillais, je fréquentais des gens aussi marginaux que visionnaires et notamment, @Mathilde (créative, réactive et passionnée), qui lançait à cette époque Bagatelles.
Il y avait dans l’air comme une folle envie d’entreprendre, pas forcément de révolutionner le monde, comme des Granjon ou des Simoncini, mais une envie d’indépendance, une envie de créer, de travailler pour soi, même si c’était comme des chiens. C’téait aussi l’époque des premiers apéros web entrepreneurs chez Hadrien, qui avait quitté Versailles pour ouvrir L’Assassin.

Je sentais que c’était le moment, presque trop tard d’ailleurs, mais je voulais m’y risquer. Si je me plantais, je pourrais toujours vendre mon échec entrepreneurial comme une expérience, un apprentissage. J’étais jeune, je pourrais me retourner.

C’est à cette époque que sont nés Les Aristocrafts.
J’étais entourée de nombreux créatifs, artistes, artisans. Des personnes talentueuses, mais qui ne vivaient pas de leur art. Ils vendaient leurs créations ( du tableau à la sculpture ou au tricot) sur Ebay. Une plateforme qui n’était pas du tout adaptée à ce genre de produits, et qui ne visait pas la bonne cible. Les plus téméraires, (geeks à leurs heures perdues) vendaient leurs créas sur leur propre blog. Des blogs souvent moches, sans réelle solution de paiement en ligne, de gestion de stocks. Bref, du bricolage.

Il n’existait pas à l’époque de site orienté vers ce commerce de niche, à par Craftiz qui fut lancé au même moment que Les Aristocrafts. Pour le reste, il y avait bien Etsy au US, et Dawanda en Allemagne, mais ils ne pratiquaient aucune sélection.
On y trouvait tant des merveilles que des horreurs.

Ce que je voulais mettre en place sur Les Aristocrafts, c’était une plateforme qualitative, où les créateurs étaient choisis avec soin, où les produits étaient bien mis en valeur, bien photographiés. Le plus, que je voulais offrir à ces artistes/artisans, c’était de les libérer totalement des contraintes mercantiles, pour les laisser s’adonner entièrement à leurs créations. Ils n’avaient en charge que l’expédition, puisque, positionnée en « apporteur d’affaires » et non en revendeur, je n’avais pas de stock. Les paiements étaient sécurisés car ils passaient par mon site, et je les reversais aux créateurs, une fois la transaction effectuée, (gardant 10 % de commissions. La mise en ligne des créas était bien sûr gratuite. Je m’occupais moi même des RP, et proposais aussi de prendre en charge le shooting produit.

Un concept qui semblait 100% gagnant, tant pour les créateurs que pour moi, et un business plutôt sympa à gérer. Là où j’ai commis une erreur de débutante, tellement sûre de la légitimité de mon site, c’est que je n’ai pas pensé qu’une commission de 10%, c’est bien pour du commerce de masse mais pas pour un business « d’esthète », surtout en temps de crise.

Ce projet a pris 2 ans de ma vie. Deux ans à y penser matin, midi et soir. Deux ans la tête sous l’eau à réfléchir encore et encore à comment, quand et pourquoi. Deux ans sans recul finalement. Cette boite a englouti toutes mes économies. J’ai fait sauter mes livrets A et B, mes plan épargne. J’étais persuadée d’être dans le vrai.
J’ai convaincu mes parents que je faisais le bon choix. Je les faisais vivre, mon mec le premier, au rythme de mes crises d’enthousiasme et de mes crises d’angoisse. J’ai crevé de faim à la fin de certain mois, mais je ne lâchais pas. J’étais allée trop loin pour renoncer. Inenvisageable.

Au lancement du site, j’étais fauchée, épuisée, mais folle de joie. Mon bébé était né, et il était canon. Malheureusement, les retards accumulés, le manque de revenus ont fait que c’est justement à cet instant que j’ai manqué de trésorerie. Après quelques passages du RSI, des frais bancaires, et même des frais d’hébergement, je me suis retrouvée rapidement en réelles difficultés financières. J’ai du commencer à accepter des missions freelance, en me promettant de ne pas me perdre et de revenir plus tard vers mon bébé.
Un jour, OVH a même fermé mon site, faute de paiement. Plus de bébé. Je l’ai remis en ligne quelques jours plus tard, mais déjà le mal était fait. Les créateurs doutaient, le banquier gueulait et le clients s’interrogeaient.

Ca fait plus d’un an que je devrais avoir déposé le bilan, mais impossible de m’y résoudre. Les frais s’accumulent et le site n’est plus du tout adapté au e-commerce d’aujourd’hui. En février dernier, j’ai suivi avec intérêt les retours d’expérience de la Fail conférence organisée chez Microsoft. La plupart des grands entrepreneurs d’aujourd’hui ont essuyé plusieurs échecs avant de réussir vraiment. Quelle force de caractère ! Moi, je suis incapable de tourner la page sur cette période de ma vie.
Aidez-moi.

#FF @AlexiaBertolino, ma gifle coup de coeur de la semaine

septembre 2, 2011 Sur le vif 0 Commentaire
alexia

@AlexiaBertolino, C’est la fille au casque. Si vous la suivez déjà, c’est cette petite nana à l’air malicieux, qui poste des tonnes de pics et parle comme un charretier. Elle vous embarque à travers ses photos dans chacune de ses excursions. De loin, sa vie semble douce, celle du jeune femme de 22 ans, curieuse et débordante d’énergie. Avec @PascalMabille, nous nous faisions hier cette réflexion sur notre hyper connectabilité :
Avant il suffisait de faire bonne figure dans les diners en ville, mais il nous restait malgré tout une part d’intimité où nous étions libre d’être nous mêmes. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, nous nous devons d’aller bien tout le temps, de jouer la comédie, de paraitre.  Facebook, Google + et Twitter sont autant de lieux où il est de bon ton de partager sa joie. Alexia n’échappe pas à la règle. Elle est belle, fraiche et drôle. Et pourtant…

Alors que je lui explique que si nous devons nous voir, il faudra qu’elle se déplace (Je lui avoue honteusement mon handicap invisible), elle me répond qu’elle comprend parfaitement, puisqu’elle aussi porte sa croix, son handicap invisible…

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Le sexe vs les Milky Way, No Comment

août 25, 2011 Sur le vif 1 Commentaire
milkyWay

Hier soir, j’ai revu Histoire d’O. Pour les les incultes, c’est par ici. Ça m’a ramenée 10 ans en arrière, le soir où je l’ai découvert avec ma copine C.

Après l’avoir vu et un peu traumatisées par sa violence, nous nous sommes lancées dans un grand débat sur le sexe. Qu’est ce que nous serions prêtes à faire par amour ? Qu’est ce qui est considéré comme des comportements déviants, et pourquoi ? Mais surtout qui étions-nous, jeunettes inexpérimentées, pour juger les pratiques sexuelles des gens ? Nous n’y connaissions rien, ou presque rien. Il était temps d’y remédier.

La bouteille de rosé vidée, et l’esprit embrumé, nous prenons une grande décision : Demain, nous irons dans un club échangiste, juste pour voir à quoi ça ressemble, et comment ça se passe. Pour la science en somme. Et Tchin !

Un rapide coup d’œil sur Google pour trouver Le lieu, parce qu’on a beau vouloir jouer les téméraires, on ne veut pas un « truc qui fait peur ». On opte donc pour le « No Comment » qui sur les photos semble cosy, presque mignon. Reste à trouver deux potes prêts à nous accompagner pour jouer les couples.

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Des générations en crise : Ma crise de la trentaine

août 20, 2011 Sur le vif 14 Commentaires
Alko-tracteur-tondeuse-950

Adepte des deadlines avec des objectifs bien précis, en rentrant au lycée, je suis me dis : « Ok ma petite, tu te débrouilles comme tu veux, mais t’as trois ans pour décrocher ton bac, ton permis, et coucher » Un de mes objectifs a été plus facile à atteindre que les autres, mais je vous dirai pas lequel.
Ce que je peux en revanche vous dire, c’est que je n’ai aucun souvenir de ma première année de seconde tant elle fut… Festive, et que mon permis m’a coûté un bras, environ 20 000 francs (oui, c’était des francs à l’époque), 50 heures de conduite, et que je ne l’ai eu qu’au 4e coup.
J’avais donc perdu un peu de temps sur mon rétro planning, mais rien de trop grave finalement. J’étais jeune, bachelière, motorisée, déflorée, et j’avais la vie devant moi… Mais c’était sans compter avec les crises existentielles qui m’attendaient.

Aujourd’hui, j’ai 31 ans, et c’est un fait, je suis en pleine crise de la trentaine.
Juste avant, je souffrais de ce que l’on appelle la crise du quart de siècle, qui avait succédé à la crise du quart de vie, elle-même précédée de la crise d’adolescence. Ça fait donc plus de 15 ans que je suis en crise ! Et ce n’est pas moi qui le dis hein, mais les scientifiques; Et ils sont très sérieusement repris dans Elle et Cosmo ! Selon eux, paraîtrait que les jeunes de 20 à 30 ans souffrent d’une anxiété due à la multiplication des choix de vie qui s’offrent à eux, à la pression des parents, qui au travers de leurs progénitures, cherchent à revivre leur propre jeunesse, doucement idéalisée avec les années.
Bah oui, parce qu’eux, aujourd’hui, ils sont en pleine crise de la quarantaine, alors forcément, leurs 20 ans…

Du coup, les jeunes, ils flippent. Ils ont le bel âge, ils peuvent tout faire, ils ont la vie devant eux. So what ?
Trop d’options, Trop de pression : vivre ses rêves, travailler pour voyager, voyager en étudiant, travailler pour gagner sa vie, ou gagner sa vie en s’amusant. Entreprendre ? Improviser ? Ou jouer la sécurité ? Être heureux à tout prix, oui mais comment ?
Avec toutes ces décisions à prendre, ces tentations, et surtout cette prétention de vouloir vivre mieux que les autres, on se retrouve vite fait à 29 ans, 11 mois et 30 jours, vautré dans son BZ Ikea (le même depuis la fac) en totale lose.

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Et le respect, bordayl !

août 10, 2011 Sur le vif 1 Commentaire
PARIS: Anniversaire du styliste francais Amal Guessous.

A 22 ans, FX, ex candidat de secret story et de carré VIP a été percuté par une voiture alors qu’il marchait, seul, sur une chaussée mal éclairée à Bouée (Loire-Atlantique). La thèse du suicide est la plus probable selon la gendamerie.
Le jeune homme vivait mal sa baisse de notoriété. « Il était en dépression, raconte Cindy. Il allait très mal. Il était affaibli par sa chute de notoriété. Ses potes de soirée disparaissaient un par un. »
Il aura donc fallu attendre plus de 10 ans pour assister au suicide d’un ex candidat de télé réalité en France… Un miracle, presque. Je me souviens de la présence d’un psychologue sur le plateau du tout premier Loft Story. On nous garantissait qu’ils étaient bien encadrés psychologiquement et qu’ils étaient suivis longtemps après leur passage TV.

Pour Amélie, ancienne candidate de Secret Story, Endemol a sa part de responsabilité :
« Elle (la production, ndlr) nous utilise, puis elle nous jette dans la nature, sans aucun suivi. On nous colle un psy pendant l’aventure, mais ça ne sert à rien. C’est à la sortie, quand on fait le buzz et qu’on ne sait pas gérer, c’est à ce moment-là qu’on doit avoir un psy. Ne fût-ce qu’une fois par semaine, ce n’est pas la mort ! Je trouve ça malheureux que FX en soit arrivé là. La famille doit être effondrée, je suis choquée qu’Endemol ait fait une victime. L’échec de Carré Viiip n’a pas arrangé ça non plus. Il faut vraiment une cellule psychologique à la sortie ».

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Elikxir@Elikxir, c’est Clhoé. Une nana plein d’entrain et d’idées. Elle a vécu 5 ans à Montréal et 2 ans à Dubaï. Fraichement revenue à Paris, elle a 1000 projets. Sa spécialité sur twitter, ce sont les #InfosInutiles et la #WoupWoup attitude. Douée pour les hiQ, elle vous balancera chaque matin une pensée positive pour la journée. Du bonheur en tweets à follower d’urgence. Surtout que vous risquez de la croiser à presque tous les events parisiens. Bientôt avec moi sur @DigitalComptoir